Complément, automédication : trop c’est trop !

Les compléments, suppléments et traitements sont en vogue, mais derrière ce marché se cachent mauvais conseils et surconsommation.

Supplément, complément et traitement
Un point sur quelques définitions dans le but de mettre au clair nos propres stratégies :

  • un complément vise à combler une carence ou un déficit, suite à un ou plusieurs signes cliniques,
  • un supplément est un apport nutritionnel supplémentaire qui vise à améliorer les performances (en général d’ordre sportif),
  • un traitement est un ensemble de méthodes pour lutter contre une maladie et la soigner.

Pas de prescription sans diagnostic
Pour cibler ce qui est nécessaire et ce qui ne l’est pas, on doit pouvoir déterminer si le cheval présente des signes cliniques d’une quelconque carence ou d’une maladie et s’il nécessite de recevoir une complémentation, une supplémentation ou un traitement. En théorie cette expertise est réservée à un professionnel (compétent) qui se charge de réaliser le diagnostic (exemples : faire une prise de sang pour évaluer les carences réelles ou une coproscopie pour évaluer le niveau de parasitisme) et donner ses directives.
Or, dans la pratique, bon nombre de propriétaires endossent ce rôle et réalisent eux-mêmes leur propre diagnostic et leur propre prescription. Le risque, c’est de faire un mauvais choix, notamment par manque d’objectivité, en effet parce qu’il s’agit de son compagnon, l’émotionnel, les sentiments prennent le pas et peuvent altérer notre jugement personnel. Je donnerais quelques exemples un peu plus loin.

 

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