Faire face au décès de son cheval

Avoir un vieux cheval ça nécessite de toujours remettre en question ce qu’on sait. De revoir ce qu’on a appris et de chercher de nouvelles réponses. Ben oui, ce qui fonctionne sur un poulain ou sur un jeune sportif ne sera pas adapté à un petit vieux. Tout ça je le fais sans peine (je crois). Par contre j’éprouve plus de difficultés quand je songe à ce sujet en particulier. Cette question qui trône toujours quelque part dans la tête d’un propriétaire : comment ça se passera quand il va partir ?

Etre propriétaire c’est aussi ça…

On est tous conscient que nos chevaux ne sont pas éternels. On fait le maximum pour leur permettre de vieillir dans de bonnes conditions, les maintenir en forme physique et avec un bon moral. Mais tout propriétaire doit malheureusement faire face au décès de son cheval un jour ou l’autre. C’est une chose à laquelle je pense très souvent depuis que j’ai des chevaux parce que je me sens responsable de leur bien-être et de leur santé. J’y pense d’autant plus puisqu’il prennent de l’âge…


La séparation est toujours quelque chose de difficile à accepter surtout lorsqu’elle est brutale. C’est pour ça que j’essaye de m’y préparer mentalement. Je sais que ça ne suffira pas et j’appréhende la mort de Berkeim (et des autres).

Mais qu’en est-il de l’après ? Quand on se retrouve avec le corps de notre animal inanimé. Chacun peut vivre et réagir différemment face à cette situation. Certains vont continuer de considérer cette enveloppe biologique comme le compagnon qu’ils ont connu. D’autres ne vont la considérer que comme une enveloppe, vide. Il n’est pas aisé de savoir comment on pourrait réagir. Si je décide malgré tout d’aborder cette thématique complexe et délicate c’est pour permettre aux propriétaires d’être informés sur les possibilités qui s’offrent à eux.

Quelles solutions ?

Jusqu’en 2010 le cheval était considéré comme un « animal de rente« . Depuis la loi a un peu évolué et classe désormais le cheval dans les « animaux domestiques« . À ce titre le corps de votre compagnon peut être incinéré.
Avant cela, à la mort de l’animal il était obligatoire de faire appel aux services d’équarrissage, l’enfouissement étant totalement illégale. Une entreprise privée est alors chargée de venir chercher le corps du cheval qui est ensuite transformé (extraction des graisses et transformation en farine animale). Il est possible de trouver de nombreux témoignages de propriétaire qui ont très mal vécu ce moment : délais longs entre la déclaration du décès et l’enlèvement du corps, personnes peu compatissantes et chargement du corps souvent indélicat. Il faut rappeler que les employés ont l’habitude de traiter avec des éleveurs qui n’ont pas le même attachement à leur animaux que nous, cavaliers. Notre cheval n’est pas un animal parmi d’autres, c’est notre partenaire et notre ami. Cette démarche peut donc paraître brutale aux yeux de certains.
C’est pourquoi l’entreprise Horsia propose désormais de prendre le relais. C’est la première (et la seule) entreprise française qui propose la crémation pour les chevaux.

L’objectif de l’entreprise est d’accompagner les propriétaire au moment du décès de leur animal, en leur proposant une alternative à l’équarrissage. L’entreprise récupère le corps de l’animal où qu’il soit en France grâce à des véhicules spécialement conçu pour cette tâche. Il est ensuite déplacé vers l’un des 4 incinérateurs (Faulquemont, Vimoutiers, Nîmes et Château-Guaillard). Horsia propose depuis quelques mois la crémation individuelle (qui est un peu plus chère que la crémation collective) qui a été demandée par de nombreux cavaliers.

Dans la pratique, commente ça marche ?

Ayant pu échanger avec Horsia, j’ai pu leur demander comment le service fonctionne. J’ai été en contact avec Emilie, qui a pris le temps de tout m’expliquer. Au moment du décès d’un équidé, si le propriétaire souhaite faire appel à Horsia il doit simplement les contacter par téléphone (6 jours sur 7). L’entreprise s’occupe des démarches avec les vétérinaires (obligatoires pour déplacer un animal mort) et s’engage à récupérer le corps de l’animal dans les 48h qui suivent. L’opérateur qui vient récupérer le corps fait signer quelques documents au propriétaire et l’animal est chargé en douceur dans le véhicule.

Le propriétaire a alors la possibilité de déposer un objet (une fleur, une photo, un fer etc.) qui sera incinéré avec son cheval. Une fois l’incinération effectuée il est possible de récupérer une partie des cendres sur simple demande. Horisa peut également se charger de déclarer le décès au SIRE, ce qui est appréciable.

Qu’en est-il des tarifs ?

Pour la crémation individuelle, le propriétaire devra s’acquitter de la somme de 1 650 €, quelque soit le gabarit de l’animal. Par contre, pour la crémation collective, le tarif varie en fonction de la taille :

Il n’est pas possible de comparer ces tarifs à ceux de l’équarrissage. En effet, il existe différentes entreprises d’équarrissage et que chacune applique des tarifs qui lui sont propres.

Dans tous les cas, que ce soit le moment venu ou même avant, rien ne vous empêche de contacter les deux pour vous renseigner. Cela vous permettra d’être plus serein au moment de dire au revoir à votre compagnon.

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